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Researching the Fortress of Louisbourg National Historic Site of Canada
  Recherche sur la Forteresse-de-Louisbourg Lieu historique national du Canada

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Transcriptions Incomplete

ARTICLES OF CAPITULATION ~ 1758

" Messieurs,

Vos excellences recevront ci joint capitulation que j’ai l’honneur de leur proposer avec d’autant plus de confiance qu’elle est conforme à celle qui a été accordée à la garnison de Mahon. Je n’ai jamais douté que vos excellences, se soient ainsi que moi portées à éviter l’effusion de sang . Mais vous sentez que ma situation à tous égards ne me met pas dans le cas d’accéder à la proposition que me font vos excellences, et je suis fort déterminé à éprouver les suites de l’attaque générale que vous m’annoncez.
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Capitulation proposée par Monsieur le chevalier de Drucourt, capitaine des vaisseaux du Roy, gouverneur de Louisbourg

1.Tous les actes d’hostilités cesseront jusqu’à ce que les articles de la capitulation soient convenus et signés et tous travaux suspendus de part et d’autres
1.On accordera à toutes les troupes qui sont actuellement à Louisbourg et dans l’étendue de l’Isle Royale tous les honneurs de la guerre, comme de sortir de la place le fusil sur l’épaule, tambours battants, drapeaux déployés , 24 coups à tirer par homme, mèche allumée, six pièces de canons et deux mortiers avec 20 coups pour chaque pièce. Une chaloupe couverte pour le gouverneur et cinq autres chaloupes aussi couvertes pour la garnison qui ne seront sujettes à visite dans aucun cas.
1.L’on remettra demain au soir une porte aux assiégeants qui ne pourront faire entrer leurs troupes dans la Place qu’après qu’il auront fourni les vaisseaux nécessaires pour le transport des officiers et des troupes, des matelots, habitants et généralement pour tous les sujets du Roy tant civils que militaires. Que tous leurs sujets officiers, soldats et habitants généralement auront leurs meubles, bagages et effets mobiliers assurés et transportés en France par les vaisseaux de Sa Majesté Britannique ou qu’ils pourront les vendre et en disposer de gré à gré avant leur départ.
1.Tous les officiers , les troupes et habitants de la ville de Louisbourg et sujets de Sa Majesté Très Chrétienne et ceux qui sont dans les différents ports et autres lieux de l’Isle Royale conserveront aussi leurs bagages, marchandises et effets mobiliers en quelques lieux qu’ils puissent être , ainsi que les bâtiments de mer à eux appartenant mouillés sous le feu du canon de cette place de Louisbourg et dans les différents ports, havres et rivières de l’Isle Royale avec la liberté de les emmener avec eux en France, et pour lesquels il leur sera fourni les passeports nécessaires pour la sûreté de leur navigation en allant en France, et les habitants demeureront paisiblement dans leurs maisons jusqu’au jour de leur embarquement .
1.Jusqu’à l’ entière évacuation de la Place on jouira dans la ville du libre exercice de la religion catholique apostolique Romaine.
1.Il sera fourni aux dépends de la Couronne d’Angleterre , les vaisseaux nécessaires et convenables tant en nombre qu’en capacité pour transporter directement en France tous les officiers militaires et civils, toutes les troupes , matelots, les habitants de Louisbourg et de toute l’Isle Royale avec tous leurs meubles et effets mobiliers, les vivres nécessaires, la subsistance générale des uns et des autres , tant jusqu’au jour de l’embarquement , que pendant la traversée, leurs seront fournis en même part et portion qu’on leur fournit actuellement dans la place.
1.On observera surtout de n’employer aux dits transports que des vaisseaux en état de faire la traversée sans accidents , de ne les point surcharger et de n’y pas entasser du monde de façon à leur faire contracter des maladies. Il sera procédé audit embarquement sans perdre de temps et le transport ne pourra être retardé de plus d’un mois après la signature de la capitulation.
1.Il sera fourni un vaisseau de guerre pour le gouverneur et l’état major de la place qui sera débarqué au Port de Brest ainsi que toutes les troupes
1.Quant aux troupes de la colonie, on demande qu’elles soient conduites à Rochefort ainsi que tous les habitants de l’Isle Royale.
1.Il sera aussi fourni un vaisseau de guerre pour le commissaire ordonnateur et autres personnes de ses bureaux , pour les officiers du conseil supérieur et ceux de l’amirauté
1.Il sera pareillement fourni un vaisseau de guerre pour l’Etat Major et autres officiers des vaisseaux qui ont été brûlés à Louisbourg par le feu des assiégeants, les matelots seront également transportés à Brest. A l’égard de ceux qui se trouveront hors d’état d’être embarqués pour le présent, on leur fournira tous les secours, les logements et les quartiers dont ils auront besoin jusqu’à leur départ pour France et il leur sera pareillement fourni les vaisseaux nécessaires par Sa Majesté Britannique Les religieux consacrés au service spirituel et temporel des hôpitaux du Roy, pourront librement et sans être inquiétés continuer leurs fonctions jusqu’à l’entière évacuation ainsi que les chirurgiens et autres personnes employées dans les hôpitaux. Il restera pareillement pour le soin des blessés, malades et convalescents un commissaire et deux officiers par bataillons.
1.Lorsque les troupes sortiront de la place, il ne sera permis à personne de débaucher les soldats pour les faire déserter de leurs régiments et les officiers conserveront sur leurs soldats la même autorité en tous temps et en tous lieux. On observera de part et d’autre la plus exacte discipline
1.Tous les prisonniers faits de part et d’autre dans l’Isle Royale depuis le premier juin seront rendus.
1.Le gouverneur de la Place , tous les officiers et les troupes elles mêmes, ainsi que tous les sujets du Roy sortiront de la place sans être sujets à aucun acte de représailles de quelques nature que ce soit et sous quelques prétexte que ce puisse être. La capitulation ne pourra être altérée, mais sera suivie en en son entier au plus grand honneur et avantage de la garnison.
1.Sous les conditions énoncées aux précédents articles, Monsieur le Chevalier de Drucourt, Gouverneur de l’Isle Royale après que les otages auront été donnés de part et d’autre pour la fidèle exécution des dits articles, consent de livrer une des portes de la ville de Louisbourg avec le fort de l’Isle de L’entrée du Port à ...................Commandant en Chef les troupes de sa Majesté Britannique avec les munitions de guerre, canons et mortiers, à la réserve de ceux mentionnés dans le deuxième article , de lui faire remettre les poudres et munitions qui se trouveront dans la place , de faire indiquer les endroits où sont les mines préparées et chargées.
1.Comme ainsi de faire évacuer le Port Toulouse, le Port Dauphin, celui de l’Espagnole, la Rivière de Miré, tous les havres et autre lieux généralement nommés ou non nommés qui sont habités dans l’Isle Royale. Toutes les garnisons et habitants de ces ports, havres, rivières et tous autres endroits ci dessus de l’Isle Royale auront leurs bagages, équipages, meubles et effets libres et qu’ils seront transportés en France avec leurs dits effets ou pourront les vendre au plutôt à Louisbourg en vertu des passeports qui leurs seront fournis à cet effet "

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" Monsieur

Nous venons de recevoir la réponse qu’il a plu à votre excellence de faire sur les conditions de la capitulation qui vous ont été offerts.

Nous ne changerons point dans nos sentiments là-dessus, il dépend de votre excellence de les accepter oui ou non et vous aurez la bonté de donner réponse là dessus dans demi-heure de temps

Nous avons l’honneur d’être signé Boscawen, Amherst "

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" Messieurs,

Pour répondre à vos excellences en aussi peu de mots qu’il est possible, j’aurais l’honneur de leur réitérer que mon parti est le même et que je persiste dans la volonté d’éprouver les suites de l’attaque générale que vous m’annoncez.

J’ai l’honneur d’être signé le chevalier de Drucourt "

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Représentations faites à Monsieur le Chevalier de Drucourt au Conseil de guerre tenu à Louisbourg le 26 juillet 1758 à trois heures après midi par Monsieur Prévost , Commissaire général de la Marine, ordonnateur à l’Isle Royale.

" Le mémoire présenté ce matin au Conseil par Mr Franquet en date du 24 de ce mois, ne porte en substance qu’un état apprécié suivant lui de celui actuel des fortifications de cette Place. Mais quoique le supplément qu’il y a point aujourd’hui fasse mention d’une plus grande dégradation dans les ouvrages et à la brèche, il a paru que le conseil pensait encore plus désavantageusement sur la destruction générale de ces objets, car suivant le sentiment de tous les membres du Conseil, le bastion du Roy est fort maltraité et la brèche du Bastion Dauphin très praticable et on a unanimement jugé que l’escalade était encore aisée en plusieurs autres endroits, d’ailleurs il a été reconnu aussi par le Conseil que le reste des troupes de la garnison excédé de fatigues depuis le moi de May n’était plus dans un nombre suffisant pour défendre une attaque que les assiégeants peuvent exécuter maintenant par terre et par mer eu égard aux tristes événements arrivé cette nuit dernière aux deux vaisseaux du Roy " le Prudent " et " le Bienfaisant ". Ces considérations vont ont déterminé , Monsieur , a arboré à 10 heures ce matin le Drapeau sur la Brèche du bastion Dauphin, et à dépêcher un officier pour demander au général des troupes anglaises une suspension d’armes afin de traiter de la capitulation, le général des assiégeants qui a fait répondre qu’il ne donnerait qu’une heure, pour que toute la garnison se rendit prisonnière de guerre, a occasionné un autre conseil, où il a été décidé de soutenir plutôt l’attaque générale par terre et par mer que Messieurs Boscawen et Amherst annoncent par leur lettre commune, que d’accepter des conditions aussi dures, et cette résolution a été prise, quoique le Conseil ait reconnu et avoué que les forces à opposer à l’ennemi étaient impuissantes et la réussite dans ses desseins certaine.

Une telle décision , Monsieur, m’a paru extrême au premier moment et m’a fait naître des idées qui lui sont opposées, sur lesquelles cependant j’ai gardé le silence, lorsque j’ai vu qu’on envoyait de nouveau vers les généraux ennemis, Mr Dauthonnay, lieutenant colonel des Volontaires Etrangers, mais le retour de cet officier qui n’a rien pu gagner sur les esprits. Le parti violent que le Conseil continue de prendre, m’oblige pour le bien de l’Etat, pour la conservation des sujets du Roy et pour épargner les horreurs à l’humanité, de vous mettre sous les yeux ce qui en pourra résulter.

Si dans l’attaque générale que les ennemis menacent de faire et qu’ils peuvent effectuer à présent par la grande supériorité de leurs forces, il y avait espérance de la soutenir avec quelqu’espèces de succès. Je me donnerais bien garde, Monsieur, de vous faire les plus petites représentations, mais le Conseil reconnaît qu’on sera forcé infailliblement de quelque coté. Il a été arrêté , que faute d’un réduit les troupes qui resteront en état d’agir, se retireront derrière le petit étang du demi-bastion Princesse, endroits découverts, sans aucune ressource et au bout de la ville, soit qu’on y soit forcé et détruits, ce qui est plus probable, que deviendront 4000 âmes qui composent les familles de cette ville, 1000 à 1200 malades abandonnés dans différents hôpitaux sous des tentes et équipages en officiers mariniers et matelots qui restent de nos cinq infortunés vaisseaux et des navires particuliers. Ils seront tous exposés au sang et au carnage, aux horreurs que peuvent commettre des soldats effrénés. Entrainés à ces horreurs par un prétendu ressentiment de ce qui s’est passé en Canada et par l’appât du pillage. Ils seront donc tous détruits et la mémoire en sera conservée éternellement dans toutes les Colonies ; car , Monsieur, il ne faut pas considérer seulement celle de l’Isle Royale dans cet instant, puisque de quelque façon que les choses tournent, elle est perdue pour Sa Majesté, mais aussi toutes celles qui sont sous sa puissance et plus encore les Etablissements que le Roy voudra faire dans la suite ; parce que si Louisbourg a subi un sort aussi cruel, il deviendra une barrière de terreur insurmontable pour tous les négociants et qui il viendra dans l’idée de faire le commerce dans les colonies établies, et dans celles naissantes ; encore plus pour tous les habitants ouvriers ou cultivateurs auxquels il serait suscité d’y passer même avec des avantages.

Voilà les considérations, Monsieur, que je vous expose et dont je rendrais compte au Roy notre maître et à son ministre, dans le même esprit que celui du tableau que je vous fais, très persuadé que son service et le bien de l’Etat les exigent..

Il me reste encore , Monsieur, a vous faire observer que les Conseils que vous avez tenus jusqu’à présent n’ont été composés que de militaires, je ne suis point surpris conséquemment de leur opinion, la gloire des armes du Roy, leurs honneurs et celui des corps qu’ils commandent les ont suscités, mais il n’y a que vous et moi, Monsieur, chargés de l’administration de la Colonie et des sujets du Roy qui la composent, aussi ces Messieurs dans leurs voix n’y ont eu aucun égard, ils ne considèrent qu’eux et leur troupe, faits pour être exposés aux dernières extrémités , cela est d’autant plus beau et plus louable, que le moment critique assure pour toujours leurs sentiments, mais remarqués en même temps, Monsieur, ainsi qu’ils l’ont dit eux mêmes, qu’ils ne peuvent ni ne doivent opiner autrement , quoiqu’ils reconnaissent néanmoins en votre présence la justice des raisons que je vous expose en faveur de la vie d’un peuple aussi nombreux.

C’est, Monsieur, à la demande de ce peuple intimidé parce qu’il a appris qu’on était décidé à soutenir l’assaut général des assiégeants, que j’ai résumé les raisons spécifiés dans ce mémoire et j’ai l’honneur de vous les donner par écrit comme vous le désirez..

Fait à Louisbourg, le 26 juillet 1758 signé Prévost "

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Ma dernière et positive réponse était partie lorsque Mr. Prévost vint me réitérer les représentations ci dessus et qu’il m’avait faites en conséquence de ce qui allait résulter d’une attaque générale et aussi peut en état d’être soutenue de notre part, qu’il s’ensuivrait la perte totale de tous les négociants et habitants de la ville qui venaient de lui adresser ainsi qu’à moi une requête touchant leur situation, qui était telle pour eux, qu’il y avait lieu de prévoir que personne dorénavant ne voudrait habiter les villes de guerre dans les Colonies, s’ils étaient entraîner dans leurs malheurs.

Ces considérations jointes à l’impossibilité réelle de résister à l’assaut qui devenait certainement général, depuis la perte des vaisseaux du Roy et à la certitude d’être également prisonnier de guerre. Ainsi pour éviter la désolation à tout le peuple d’être enlevés de vive force et après nous être transportés en différents endroits de la ville avec Messieurs Franquet, de la Houillère et Poilly, ne trouvant aucun réduits capable d’y former un retranchement pour se retirer en cédant à l’assaut général, Monsieur le chevalier de Courcerac , qui s’est trouvé présent, a bien voulu se charger de ma part de courir après le porteur de ma dernière réponse et la rapportée.

Nous nous sommes rassemblés aussitôt ; les membres du Conseil ont réitéré de me dire qu’en qualité de militaires, ils ne devaient pas par leurs dits jugements différents que celui de souffrir l’attaque générale ; mais que eu égard aux considérations ci dessus, le Gouverneur et l’Ordonnateur étaient dans le cas de parvenir aux moyens de l’éviter.

En conséquence de ce que dessus et de la situation de la place susceptible d’être enlevée par terre et par mer depuis le défaut des vaisseaux eu égard à l’incendie générale des casernes, n’ayant aucun réduit à mettre la troupe, personne de la milice bourgeoise ne voulant plus paraître sur les Batteries, les malades et les blessés des équipages des vaisseaux dans leurs tentes auprès du mur crénelé, continuellement enlevés du canon et des bombes des ennemis ; je me suis donc déterminé à écrire ce qui suit aux généraux assiégeants :

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" Messieurs,

Le peu de temps que vos excellences m’indiquent ne me permet pas d’entrer dans les détails que la capitulation que vous exigés méritent. J’ai chargé Monsieur Dauthonnay, lieutenant colonel auquel j’ai joint Monsieur le Chevalier Duvivier , aide-major général et Monsieur Loppinot, officier major, de régler avec vos excellences les modifications en faveur des habitants et des conditions que vous demandéz.

J’ai l’honneur d’être signé le Chevalier de Drucourt "

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" Monsieur

Nous avons l’honneur d’envoyer à votre excellence les articles de la capitulation signée.

Le lieutenant colonel Danthonnay n’a pas manqué de parler pour les habitants de la ville, et ce n’est nullement notre intention de les faire souffrir, mais de leur donner toutes les assistances dans notre pouvoir.

Votre excellence aura la bonté de signer un duplicata des articles de la capitulation et de ‘l’envoyer ici.

Il nous reste à présent que d’assurer votre excellence que nous saisirons avec beaucoup de plaisir toutes les occasions qui pourront s’offrir pour convaincre votre excellence que nous sommes avec la plus parfaite considération

Messieurs signé Boscawen, Jeff.Amherst "

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Articles de la capitulation

datée du camp devant louisbourg le 26 juillet 1758 entre son excellence l’amiral Boscawen et son excellence le major général Amherst d’une part et son excellence monsieur le chevalier de Drucourt, gouverneur de l’Isle Royale et de Louisbourg, Isle St Jean et de leurs dépendances

•1° La garnison de Louisbourg sera prisonnière de guerre et sera transportée en Angleterre dans des vaisseaux de sa Majesté Britannique
•2° Toute l’artillerie, les munitions de guerre et de bouche aussi bien que les armes de toutes espèces qui sont à présent dans la ville de Louisbourg, Isle Royale, de St Jean et leurs dépendances, seront livrées sans le moindre dégât aux commissaires qui seront appointés pour les recevoir à l’usage de Sa Majesté Britannique
•3° Le gouverneur donnera ses ordres, que les troupes qui sont dans l’Isle St Jean et ses dépendances, se rendront a bord des vaisseau de guerre de l’amiral Boscawen enverra pour les recevoir
•4° La Porte Dauphine sera livrée aux troupes de Sa Majesté Britannique demain à huit heures du matin, et la garnison y compris tous ceux qui ont porté les armes, se rangera à midi sur l’esplanade, posera les armes , drapeaux, instruments et armements de guerre, et la garnison sera embarquée pour être transportée en Angleterre dans un temps convenable
•5° L’on aura le même soin des malades t blessés qui sont dans les hôpitaux, que de ceux de sa majesté britannique
•6° les négociants et leurs commis qui n’ont pas portés les armes seront transportés en France de telle façon que l’amiral jugera à propos.
signé Boscawen, jeff.Amherst "

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Demandes accordées par leurs excellences Monsieur l’amiral Boscawen et le Major-Général Amherst

•1° Les effets appartenants, tant aux officiers qu’aux soldats de la garnison
•2° Ceux du régiment de Cambis déposés à Saint Anne
•3° Ceux des habitants de la Place
•4° Des vaisseaux de guerre, tant pour les officiers de l’Etat Major, officiers principaux de la Marine et des troupes de terre, que pour le Commissaire Ordonnateur et ses adjoints principaux, que les officiers du Conseil Supérieur.
•5° Les femmes et enfants quelconques seront transportés en France à volonté
•6° Item, les habitants de la colonie a Rochefort , leurs excellences promettent d’ailleurs toutes sortes de facilités et les agréments que pourront requérir les officiers de la garnison

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" Messieurs

J’ai l’honneur de renvoyer à vos excellences le duplicata des articles de la capitulation que j’ai signé. Monsieur le chevalier Duvivier m’a rapporté que vous pensiez que le nombre de bourgeois qui avaient porté les armes était beaucoup plus considérable qu’il n’est réellement, il consiste en une faible compagnie de Volontaires qui était à la descente, et qui pendant le siège ont été employés sur les batteries, comme cet objet est de très peu d’importance, vos excellences me feraient plaisir de les laisser, ainsi que les autres négociants dans la même liberté.

J’ai l’honneur signé le chevalier de Drucourt "

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" Monsieur,

Je reçois en ce moment la lettre de votre excellence en date d’aujourd’hui avec la capitulation signée, les troupes sous les ordres de Monsieur le major Fasquhaw sont prêtres à prendre possession de la Porte Dauphine et j’envoies à votre excellence le Brigadier Wilhemaure avec des officiers et des commissaires nécessaires pour voir mettre en exécution le quatrième article de la capitulation à l’égard de la garnison qui doit mettre bas les armes.

Le brigadier Wilhemaure s’informera dans quels endroits il sera nécessaire de mettre des gardes à présent pour tenir le bon ordre et pour éviter aucune confusion dans la ville . Je serais charmé de toutes les occasions de convaincre votre excellence que j’ai l’honneur d’être

signé Amherst "

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" Monsieur

En conséquence du quatrième article de la capitulation, j’avais donné les ordres nécessaires à la Porte Dauphine, mais le pont à refaire en partie pour y pouvoir passer et le masque en entier de la dite porte à déblayer a causé du retardement à la livraison aux troupes que votre excellence y a envoyé, la garnison sera à midi ( ainsi qu’il est énoncé ) à la Place , pour remplir l’objet de l’article de la capitulation, le major indiquera les endroits pour y poser des sentinelles , je désirerais aussi, Monsieur, trouver des occasions de marquer à votre excellence les sentiments de la parfaite considération avec lesquels j’ai l’honneur d’être.

signé le chevalier de Drucourt "

27 juillet 9h du soir

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" Monsieur,

J’ai été sorti quand la lettre que votre excellence a eu la bonté de m’expédier, m’est arrivée ou je l’aurais répondue plutôt , aussi , je dois reconnaître à votre excellence le reçu d’une lettre qu’elle m’a honoré en date d’hier que j’ai reçu ce matin.

J’envoies à Monsieur le Brigadier Général Wilhemore des passeports afin que votre excellence puisse faire savoir dans les différents endroits les articles de la capitulation.

Si je savais qu’il y aurait aucune chose qui pu être utile à votre excellence ou a Madame de Drucourt, j’aurais un grand plaisir d’obéir à vos ordres et contribuer de mon coté de faire le séjour que votre excellence feras ici, le plus agréable que les circonstances permettent et je puis assurer votre excellence que l’amiral Boscawen ne manquera pas de la part de faire de même.

j’ai l’honneur d’être signé Jeff Amherst "

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En conséquence de ce que ci dessus, le brigadier Whilhemore entra à midi et prit possession de la Ville, les officiers à la tête de leurs troupes ne furent pas désarmés, il fût établi des corps de gardes et des sentinelles pour maintenir le bon ordre, ce qui fût assez difficile pour les premiers moments et surtout dans une Place aussi ouverte de toutes parts puisque les officiers et soldats ainsi que les vivandières de l’armée, montaient indifféremment par la brèche de la Porte Dauphine, par l’angle de l’Epaule des Bastions du Roy ; par la face droite du Bastion de la Reine, l’officier ordonna des sentinelles le long des remparts pour qu’on entra que par la porte Dauphine ; ils ont avoué qu’il avaient fait beaucoup plus d’honneur à la Place qu’elle ne méritait et qu’elle ne valait de si grands travaux et autant de précautions qu’ils avaient prises pour en faire le siège et ont été surpris que vu notre situation après trois incendies aussi considérables, nous n’eussions pas capitulé plutôt et dans le moment que nous arborons le pavillon pour entrer en pourparler, ils envoient la formation pour nous signifier de nous rendre.
Notre principal objet était de retarder et de prolonger notre fin autant qu’il serait possible, pour qu’ils ne fussent plus en état de faire d’autres entreprises ou d’envoyer un parti de leurs troupes réglées au secours de Lidins que nous avions su par l’arrivée de Monsieur de Boishebert devait être attaqué vers le 15 juillet.
Finalement, j’ose espérer que depuis que je suis ici jusqu’à ce dernier moment, ma conduite a été éclairée de façon à n’être susceptible d’aucuns reproches, les comptes que j’ai rendus au Ministre, la connaissance de tout ce qu’il y a de militaire ici depuis trois ans, tous les départements qui y sont venus dans cette intervalle et nomment Monsieur de la Houillère, les chefs et anciens officiers des différents bataillons, qui sont au fait des places et de la façon dont elles doivent êtres pour faire honneur à ceux qui les commandent et défendent , ne dissimuleront pas leur façon de penser à tous ces égards là, m’en rapportant à leurs décisions.
( Philibert Morot de Grésigny, capitaine au régiment d’Artois )
Tout le conseil, hors le commandant d’Artois, Bourgogne, Cambis approuva Louis Augustin du Bosc Henry, le sort emporta les faibles, nous fûmes sacrifiés à l’habitant, le général ennemi accorda les articles et dernières demandes ( qu’ils n’a pas tenu, la plupart des habitants ayant été pillés avant notre départ). La capitulation fût signée par les proposants et non par les commandants. ..C’est ainsi que Louisbourg a été rendu, 49 jours après la descente. Nos pertes du siège sont dans le soldat, le matelot ou l’habitant de deux mille cent hommes, neuf cent hommes et quarante six officiers, tous tués que blessés et douze cent morts de maladie. L’ennemi convient avoir eut douze cents hommes tués ou blessés. Avec impatience, nous attendons qu’ils nous ménent en Angleterre faire notre amende honorable et achever d’avaler le calice avec toute son amertume...Voilà notre malheureuse histoire de l’Isle Royale.

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